La Méditerranée se réchauffe plus vite que la planète

Auteur d’une étude internationale publiée le 22 octobre dans «Nature Climate Change», l’écologue Wolfgang Cramer écrit sur les conséquences environnementales et sanitaires du changement climatique dans les pays méditerranéens.
Le changement (climatique), c’est maintenant, et tout près de chez vous. Publiée le 22 octobre dans Nature Climate Change, une nouvelle étude internationale synthétise les conséquences du réchauffement des températures terrestres déjà observées ou à venir dans le bassin méditerranéen. Sécheresses et vagues de chaleur plus fréquentes, érosion de la biodiversité marine, baisse de la productivité agricole, recrudescence des maladies infectieuses dues aux moustiques, etc. : les pays de cette région sont (et seront) de plus en plus touchés par les effets en cascade du dérèglement du climat, en particulier les pays les plus vulnérables, au Sud. Directeur de recherches à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE), d’Aix-en-Provence, l’écologue Wolfgang Cramer, l’un des auteurs de l’étude, en résume les conclusions.